Prélèvement à la source : la FFB demande un crédit d'impôt compensatoire

Prélèvement à la source : la FFB demande un crédit d'impôt compensatoire

Le Premier ministre Édouard Philippe l'a officiellement annoncé au Journal Télévisé de 20h il y a quelques jours : le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu débutera bien en janvier 2019. Les entreprises, inquiètes des répercussions de cette nouvelle organisation sur leurs coûts de fonctionnement interne, se sont immédiatement manifestées.

Un coût assumé par les entreprises

Jacques Chanut, le président de la Fédération Française du Bâtiment, a toujours exprimé une position claire et précise sur le prélèvement de l'impôt à la source. Selon lui, ce ne sera ni plus ni moins qu'une source de « gros ennuis (dit poliment) dans nos entreprises ».

Effectivement, le prélèvement de l'impôt à la source et sa fiscalité seront désormais à la charge des entreprises. Ce nouveau travail de comptabilité et l'organisation qu'il implique auront alors un coût qui, pour le moment, ne pèsera que sur l'entreprise.

Jacques Chanut, membre du bureau exécutif du Medef, a donc rapidement exprimé son inquiétude quant à l'impact économique d'une telle mesure qui risque de peser lourd, selon lui, dans les finances des petites et moyennes entreprises du bâtiment.

Un crédit compensatoire

Le président de la FFB a alors demandé la mise en place d'un crédit d'impôt compensatoire qui permettrait aux entreprises du bâtiment de mieux supporter cette nouvelle charge. Selon lui, le prélèvement à la source, alors que les salaires et le coût des matériaux ont déjà augmenté, risque de tuer de nombreuses entreprises.

Une autre inquiétude de la FFB concerne le crédit d'impôt pour la transition énergétique. Certaines rumeurs laissaient entendre qu'il pourrait être transformé en prime pour les entreprises réalisant des travaux écologiques. La FFB a salué l'idée, mais s'inquiète toujours des rumeurs qui font état de mesures « écologiques punitives » à l'encontre des entreprises polluantes.

Du côté des particuliers, rien ne bouge vraiment. Certes, les coûts du prélèvement à la source seront peut-être compensés par une augmentation du prix de la main-d'œuvre, mais les crédits pour réaliser des travaux restent en place. De même, les crédits à la consommation pour réaliser des travaux sont toujours aussi simples à trouver, notamment avec des comparateurs comme Moneybanker.

Vers un bonus-malus écologique ?

La Fédération Française du Bâtiment y est fortement opposée, parce que, selon elle, cela « bloquerait le marché ». Cependant, avant sa démission, Nicolas Hulot s'était déclaré favorable à la mise en place d'un bonus-malus écologique appliqué à la fiscalité des entreprises.

Les entreprises du bâtiment seraient alors poussées à ne réaliser que des travaux qui iraient dans le sens de la transition écologique pour voir leurs crédits d'impôts, leurs primes et la TVA à 5,5% maintenus, et même améliorés.

Une bonne idée pour les écologistes, mais une idée qui a été accueillie avec beaucoup moins d'entrain par les professionnels du bâtiment qui craignent des répercussions sur leur chiffre d'affaires et sur la progression de l'embauche.

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